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Marché boursier : Même l’embryon promis est loin de voir le jour

Identifier les mécanismes appropriés et les options pour le développement du marché de capitaux et de la dette à long terme». Cet objectif fait partie des travaux à mener dans le cadre du don de 15 millions de dollars de la Banque mondiale signé la semaine dernière au ministère des Finances et du Budget.

Il dénote les valses-hésitations des autorités à mettre en place un marché des capitaux ou un marché boursier. Annoncée pour 2006, la création d’un marché embryonnaire à travers l’opérationnalisation du Fonds de portage et de privatisation (FPP) n’a pas eu lieu même 2 ans après.

Le FPP est censé recueillir la part de l’Etat dans les entreprises privatisées, une part qui devrait être cédée sur le marché. Cette instance devrait jouer le rôle d’un marché boursier où on peut faire des transactions sur l’achat et la vente d’actions de sociétés.

Recul

Avec l’étude à lancer financée par ce don de la Banque mondiale, le pays revient en arrière. En effet, des études ont été déjà bouclées pour la mise en place d’un marché boursier.

Des voyages onéreux ont été effectués dans des pays comme la Tunisie. Ils ont aidé les experts nationaux à voir de près les réalités de ces pays et s’en inspirer.

Mais tout ceci n’a pas encore abouti à la mise sur pied d’un marché des capitaux, même à son niveau embryonnaire. Les autorités manquent de volonté politique pour aller de l’avant dans ce projet.

Le marché de capitaux est pourtant un instrument financier qui devrait compléter le système bancaire dont on connaît les limites très handicapantes pour les entreprises. En effet, les banques pratiquent des taux d’intérêts élevés et imposent des garanties qui dépassent de très loin le montant du crédit demandé.

Ces contraintes n’existent pas sur le marché boursier. Celui-ci évolue au gré des tendances et de la vie des entreprises.

Il requiert toutefois la transparence des entreprises qui y entrent. Cette culture de la transparence est loin d’être acquise mais les autorités exhortent à peine les sociétés à s’en approprier.

Résultat : il est difficile voire impossible de connaître même le chiffre d’affaires d’une entreprise. Malgré tout, cette situation ne devrait pas empêcher la création d’un embryon de marché boursier qui devrait inciter automatiquement à la culture de la transparence.

La Lettre du Mercredi 116


par LDM 116 - le 25-07-2008 commentaire - Rubrique : Economie - LU 117 fois AddThis Social Bookmark Button



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